Jeudi 27 novembre 2008
Yang Jia a été exécuté mais pour beaucoup, cette affaire est loin d’être terminée. Condamné à mort pour le meurtre, le 1e juillet dernier, de six policiers à Shanghai, son geste avait été unanimement condamné par l’opinion publique avant que ses motivations n’apparaissent au grand jour.

On a alors appris que ce chômeur de 28 ans avait voulu se venger de ces flics qui, en octobre 2007, l’avait maltraité, à tort, dans une histoire de bicyclette volée. Humilié, blessé dans son amour-propre, il avait porté plainte, réclamant 10 000 RMB de dédommagements, en vain. Ce n’est qu’après avoir épuisé toutes les voies de recours légales qu’il s’est décidé à accomplir ce geste meurtrier.

Sans parler des conditions dans lesquelles Yang Jia a été jugé. Un avocat commis d’office ayant des liens étroits avec l’administration locale, puis la disparition de sa mère, témoin de première importance, la seule à connaître les détails de sa lutte judiciaire contre la police. On apprendra plus tard que celle-ci avait été internée de force dans un centre psychiatrique géré par les services de police pékinois.

Le premier procès s’était déroulé à huit clos et fut expédié en une petite heure. Lors du procès en appel, Yang Jia a eu droit à un autre avocat. Celui-ci a demandé une nouvelle expertise psychiatrique, mais les juges n’ont rien voulu entendre. Les autorités ont donc jugé que sa mère était folle, mais que lui ne l’était pas. Ce à quoi Yang Jia répondra : « Ce sont les policiers qui ont un problème mental ».

De nombreux Chinois le considèrent comme un héros, un homme courageux qui a osé s’élever contre les injustices et les abus de pouvoir. Les appels à la clémence ont été nombreux, mais aujourd’hui, Yang Jia est mort.
Par nico-wong
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Mardi 25 novembre 2008
Cette petite news sur Danwei m'a bien fait sourire. =) La SARFT est l'organisme qui régule toutes les productions audiovisuelles chinoises. Il s'agit donc, en gros, de cette censure qui donne tellement de fil à retordre aux journalistes et aux cinéastes. Pourtant, le site du comité des sciences et des technologies de la SARFT, cette institution très conservatrice, présente une icône qui, que ce soit de près ou de loin, a tout l'air d'être une feuille de cannabis... N'empêche que j'ai quand même du mal à les imaginer signer des autorisations avec un pétards entre les doigts...
Par nico-wong
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Lundi 17 novembre 2008
Le 15 octobre, un incident au Legco a fait l'effet d'une bombe dans la vie politique hongkongaise. Alors que Donald Tsang répondait aux questions du corps législatif sur les grandes lignes directrices de sa politique pour l'année 2009, plusieurs parlementaires socio-démocrates s'en sont pris virulemment au chef de l'exécutif pour avoir implicitement refusé d'offrir une prime de 1000HK$ aux personnes âgées  (prime dite "des fruits" car censée compenser la perte de pouvoir d'achat liée à la forte inflation qui touche actuellement les produits alimentaires). Estimant qu'ils faisaient preuve d'indiscipline, le président de la séance a alors décidé de les faire expulser de la séance. Et tandis que la sécurité s'apprêtait à le faire sortir de la salle, Raymond Wong, Yuk-Man, un commentateur politique réputé pour son ton satyrique, a alors lancé une banane en direction de la tribune présidentielle.


Nombreux sont ceux qui condamnent cet acte, estimant que l'incident nuit à l'image de Hong Kong à travers le monde et que ce type de comportement est inadmissible au sein du Conseil législatif. D'autres trouvent qu'un jet de banane est insignifiant comparé au Parlement taiwainais dont les membres en viennent régulièrement aux mains. D'autres encore remercient Raymong Wong pour cet électrochoc qui a attiré l'attention des jeunes hongkongais qui étaient en général totalement indifférents à la vie politique. En ce qui me concerne, j'ai envie de dire "Bien joué, Raymond" ;p
Par nico-wong
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