Lundi 17 août 2009
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Le World Wide Fund for Nature (WWF) tire la sonnette d'alarme. Le panda pourrait s’éteindre dans deux ou
trois générations et faire ainsi les frais du développement économique fulgurant de la Chine. Dans une
interview accordée au Global Times, le directeur du programme des espèces animales du WWF en Chine, Fan Zhiyong (范志勇), affirme en effet que la fragmentation des zones d’habitat du panda, qui résulte de la construction d’infrastructures,
constitue un obstacle à la reproduction de cette espèce dont la fécondité est déjà faible.
L’expert souligne que la plupart des pandas chinois vivent aujourd’hui dans des ceintures de bambous dont la
largeur ne dépasse pas le kilomètre. Et la consanguinité chez les pandas conduit à la réduction de leur résistance aux maladies. « La construction d’autoroutes dans les réserves naturelles ne
cesse de fragmenter l’habitat du panda, ce qui gêne leur migration, leur reproduction, et donc les échanges de gênes », souligne M. Fan.
On estime aujourd’hui à 1 600 le nombre de pandas à l’état sauvage. Ils sont répartis dans six zones montagneuses dans le sud-ouest de la Chine. Mais selon le WWF, 43% de leur habitat et 29% des
pandas ne sont pas efficacement protégés. Donc si la Chine tient à son trésor national, il va falloir agir rapidement.
Par nico-wong
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Mardi 4 août 2009
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Xu Zhiyong (许志永), l'un des fondateurs de Gongmeng (公盟), une association d'avocats des droits civiques, a été arrêté
mercredi dernier. Aucune charge n'a pour l'instant été retenue contre ce professeur de droit qui siège au Congrès du peuple de l'arrondissement de Haidian à Pékin. En somme, on peut dire qu'il s'agit d'un enlèvement comme les
services de sécurité nationale ont l'habitude de pratiquer quand il s'agit de réduire au silence ceux qui risque de perturber "l'harmonie" de la société.
En tout cas, cette arrestation traduit bien la volonté des autorités de mettre un terme à ce mouvement composés d'avocats de juristes et d'universitaires qui n'hésitent pas à s'occuper
d'affaires jugées trop sensibles par la majorité de leurs confrères. Ainsi, du scandale du lait frelaté à la corruption locale en passant pas les cultes interdits, ils sont les seuls à avoir osé
défendre les victimes de ces abus. Non pas pour remettre en cause le régime politique, mais tout simplement pour exiger le respect de la Constitution chinoise.
Bien entendu, l'existence de ce mouvement gênait les autorités. Après en avoir harcelé les membres, leur avoir refusé le renouvellement de leur licence ou leur avoir invité, de temps à
autre, "à venir boire le thé" elles ont décrété la fermeture de l'association le 17 juillet dernier. Motif : fraude fiscale. En effet, puisqu'il n'existe pas d'association type 1901 en
Chine, Gongmeng était enregistré comme une entreprise et devait payer des taxes. Et l'administration lui reproche de ne pas voir déclaré certaines sommes et lui a infligé une amende de 1,4
million RMB., soit presque le double de son budget. S'en est suivi une descente de police dans les locaux du cabinet avec saisies de documents et d'ordinateurs, puis l'arrestation de Xu Zhiyong.
Et malheureusement, la mobilisation des internautes, qui ont notamment organisé une collecte de fonds pour que Gongmeng puisse s'acquitter de l'amende, n'y changera sûrement rien.
Beaucoup estiment qu'en réprimant ce mouvement, le gouvernement se tire une balle dans le pied. En effet, ces avocats sont souvent le derniers recours légal des pétitionnaires et sans eux, on
craint que le mécontentement populaire n'ait plus d'autre choix que de s'exprimer par la violence. Et à quelques semaines du 60e anniversaire de la fondation de la République populaire, un
soulèvement n'est certainement pas ce que souhaitent les officiels qui siègent à Zhongnanhai.
Par nico-wong
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Mercredi 22 juillet 2009
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Par nico-wong
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Jeudi 9 juillet 2009
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Le 5 juillet dernier, des émeutes sanglantes éclataient entre Ouighours et Chinois Han à Urumqi dans la
province du Xinjiang. Le bilan officiel, que contestent les Ouighours en exil, fait état de 184 morts, parmi lesquels 137 Han, 46 Ouighour et 1 Hui. Les premières images de ces violences nous
parvenaient grâce au Web, avant la connexion Internet ne soit coupée dans la ville. Mais contrairement aux émeutes de Lhasa l’an dernier, la presse étrangère avait été autorisée à rester sur
place pour rendre compte de la situation.
Et comme le montre la vidéo ci-dessus, il s’agissait à la base d’une marche pacifique organisée pour
demander l’ouverture d’une enquête sur la mort, le 25 juin, de deux ouvriers ouighours d’une usine de jouets à Shaoguan, dans la province du Guangdong. Ces derniers avaient été accusés par
leurs collègues Han d’avoir violé une ouvrière Han. Cette dernière a récemment démenti, expliquant qu’elle avait crié d’effroi en entrant par erreur dans le dortoir d’ouvriers Ouighours et que l’un d’entre eux l’avait ensuite poursuivie, sans doute pour se
moquer d’elle. Toujours est-il que cette rumeur a provoqué une violente bagarre dont les images sont disponibles sur le Net.
Le gouvernement chinois a, de son côté, pointé du doigt Rabeya Kadeer, la présidente du Congrès mondial des
Ouighours, et l’accuse d’avoir profité fomenté ces émeutes en profitant de ce climat très tendu entre les deux communautés. Et le jour suivant les émeutes d’Urumqi, malgré la présence de
milliers de policiers envoyés sur place pour y rétablir l’ordre, c’était au tour des Han de descendre dans la rue, armés de barres de fer et de machettes, pour crier vengeance.
Dans le reste du pays, les Chinois ne disposent pas de toutes les informations nécessaires pour replacer ces événements dans leur contexte et comprendre ce qui a poussé les Ouighours à
soulever. Tout ce qu’ils voient, c’est la violence de ces actes dirigés contre les Han. Nous sommes encore bien loin d’une société chinoise multiethnique et harmonieuse…
Par nico-wong
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