Mercredi 4 juin 2008
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Par nico-wong
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Jeudi 16 août 2007
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J’ai lu hier un article du Sports Illustrated, traduit en français sur le blog Jardin de liberté, sur les conditions de travail des ouvriers migrants de Pékin. Alors qu’ils travaillent d’arrache-pied sur les chantiers de la capitale, ils ne profitent guère de l’enthousiasme qui entoure l’arrivée imminente des Jeux olympiques et de la richesse générée par un taux de croissance à deux chiffes.
Ouvriers migrants sur le chantier de la nouvelle tour de CCTV (photo AFP)
Ce matin, un fait divers relaté dans le Beijing Times (京华时报) a attiré mon attention (工人威胁跳楼工友起哄被拘 via Netease), quatre ouvriers sont montés sur le toit d’un immeuble de 23 étages et ont menacé de sauter si ils n’obtenaient pas une entrevue avec un responsable de Tianli (广州天力建筑), la société qui les emploie. Un de leur collègue, resté au sol, s’est chargé de faire monter la tension et d’appeler les médias alors qu’une centaine de curieux étaient venus s'amasser autour de l’immeuble. Quelques instants plus tard, la police arrivait sur les lieux et se chargeait de faire venir un représentant de Tianli pour débloquer la situation. Après une heure de négociations avec celui-ci, les ouvriers acceptèrent finalement de redescendre sur la terre ferme.
Quel a été le résultat de cette aventure ? L’article ne dit pas si ces ouvriers ont réussi à améliorer leurs conditions de travail à l’issue de leur rencontre avec leur employeur. Mais ce qui est sûr, c’est que les cinq ouvriers impliqués ont été arrêtés et mis en détention administrative pour une durée de 7 jours pour avoir "troublé l’ordre public".
Par nico-wong
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Mercredi 15 août 2007
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Selon les chiffres de 2005, le nombre de ménages chinois dont les revenus annuels dépassaient les US$ 25 000 s’élevait à environ 290 000 et 21% d’entre eux résidaient à Shanghai, 10% à Pékin et 8% à Canton. Le 13 août, Mastercard International a rendu public les résultats d’une enquête réalisée auprès d’un échantillon de 900 Chinois aisés (dont les revenus atteignent les US$ 16 000 par an) habitant les trois villes citées ci-dessus. Cette étude permet en outre d’en savoir plus sur le profil et le mode de vie de ces nouveaux riches de Chine.
La boutique Louis Vuitton à Pékin (photo AP)
La moyenne d’âge de cette nouvelle classe aisée est un point sur lequel il convient de mettre l’accent. En effet, parmi les Chinois dont les revenus annuels atteignent les US$ 25 000, ils sont 64% à avoir entre 31 et 46 ans. "Au Japon, 70% des riches ont plus de 45 ans. Aux Philippines, ce chiffre est de 95% alors qu’en Chine, il n’est que de 14%", souligne Dr. Yuwa Hedrick-Wong (王月魂), conseiller économique de Mastercard International pour la zone Asie-Pacifique. On notera par ailleurs que les nouveaux riches de Chine sont, pour la plupart, des hommes (76%), mariés (67%) et diplômés de l’université (83%).
La question que tout le monde se pose est, bien évidemment, que font-ils de leur argent ? L’étude de Mastercard démontre une grande partie de leur budget est investi dans l’immobilier. En effet, l’ensemble des sondés sont propriétaires de leur logement et, en 2004, 26% d’entre eux étaient même en possession de trois biens immobiliers. Dr. Hedrick-Wong ne manque pas de préciser qu’il s’agit pour la plupart d’investissements bien que, quand il est question de spéculation, les Chinois préfèrent de plus en plus placer leur argent sur les marchés boursiers.
Les chiffres de Mastercard démontrent qu’après l’immobilier, la part de budget la plus importante est consacrée aux loisirs. En 2006, 92,6% d’entre eux ont dépensé plus de US$ 10 000 dans ce domaine. Ce sont les voyages et le tourisme qui arrivent en tête des activités ludiques en termes de temps et d’argent dépensés. Ainsi, l'an dernier, ils sont 43,3% à avoir effectuer au moins trois voyages en Chine continentale et 30% à avoir séjourné au moins trois fois à l’étranger. Leur destination préférée est Hong Kong (visitée par 85,6% des sondés), viennent ensuite Macau (51,7%), la Thaïlande (34,8%), Singapour (30,5%), et le Japon (18,7%). En ce qui concerne l’Europe, ils sont moins de 10% à s’être rendus en France, en Italie ou en Allemagne, mais ce sont là des destinations qui, selon Dr. Hedrick-Wong, deviendront de plus en plus populaires à l’avenir.
79% des sondés estiment que le travail est aussi important que les loisirs et ils y consacrent, en moyenne, 8 à 10 heures par jour. Enfin, ces nouveaux riches portent une attention toute particulière à leur famille puisqu'ils considèrent qu'"une famille heureuse est ce qui compte le plus dans la vie". Remarquons néanmoins que certains sont prêts à mettre leur carrière en priorité puisqu'ils sont prêts à "[sacrifier] du temps passé avec [la] famille pour le travail".
On peut considérer que, d'une certaine manière, cette classe aisée constitue l'avant-garde de la "Chine moderne". Comme l'explique Dr. Hedrick-Wong : "Au niveau national, cette nouvelle richesse que l'on trouve dans les grandes villes est une force motrice pour la consommation. Les modes de vie et les mentalités évoluent énormément parmi ces consommateurs aisés, et cela a contribué à métamorphoser le marché chinois."
中国内地富裕人群开始年轻化 - 北京青年报
上海富裕家庭最多 - 《财经》网快讯
Chinese affluent willing to spend on travelling - Jongo News
Par nico-wong
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Samedi 26 août 2006
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15:55
Le gouvernement a reconnu que le seuil de pauvreté, fixé à 680 yuans par an (soit 1,86 par jour), était trop bas et que ce montant ne permettait pas la subsistance des populations concernées. Ainsi, environ 100 millions de personnes dans le besoin ne bénéficient pas de l'assistance de l'État. En effet, si on prend le seuil de 1$ par jour fixé par les normes internationales (contre 23 cents selon les normes chinoises), ils seraient entre 120 et 130 millions de Chinois à vivre dans la pauvreté.
Le niveau de vie des Chinois a certes considérablement augmenté depuis l'ouverture. Mais les fruits de la croissance ne sont distribués équitablement et les disparités sociales ne cessent donc de se creuser. Le développement économique profite avant tout aux provinces côtières et aux grande agglomérations, délaissant ainsi les campagnes qui, en plus, sont régulièrement touchées par la sécheresse ou les inondations. Sans compter les millions d'ouvriers qui ont perdu leur unité de travail (单位) et leur "bol de riz de fer" (铁饭碗) depuis que les usines d'État qui les employaient (dans le Nord-Est notamment) ont dû fermer car elles manquaient de compétitivité dans une économie désormais libéralisée.
Par nico-wong
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