Samedi 26 décembre, une vingtaine de militants se rendent à Lowu, frontière entre la Chine et Hong Kong, pour
protester contre la condamnation de Liu Xiaobo (刘晓波) à 11 ans de prison. Son crime : avoir participé à la rédaction de la Charte 08, un manifeste plaidant pour des réformes démocratiques en
Chine. Cette manifestation, osée, va se concluer avec l'arrestation de quatre militants et de deux journalistes. La police chinoise n'a pas hésité à venir les pêcher du côté
hongkongais...
Aéroport de Narita à Tokyo, dans le terminal d'arrivée, un homme campe depuis plus d'un mois dans la zone de transit. Son nom
est Feng Zhenghu (冯正虎), économiste et militant des droits de l'homme. Il a décidé de s'installer dans l'aéoport après avoir tenté de retourner au pays pour la huitième fois. Quatre fois, il s'est
fait refoulé et renvoyé au Japon par les services d'immigration chinois à Shanghaï. Les quatre autres fois, ce sont les compagnie japonaises qui l'ont empêché d'embarquer.
Il refuse l'asile politique que lui offre le Japon et dit vouloir rentrer chez lui, tout simplement. En attendant, il dort dans le hall d'attente. et se lave dans les toilettes de l'aéroport Et
comme il n'y aucun restaurant dans la zone où il s'est installé, il mange ce que lui offrent des passagers, des hôtesses de l'air, des journalistes ou d'autres militants venus lui rendre visite.
Il n'a de toute façon plus d'argent puisque les billets ne lui ont pas été remboursés à chaque fois qu'il s'est fait refoulé à la frontière. Depuis l'aéroport, Feng Zhenghu tient un
blog et met régulièrement à jour son fil Twitter pour
tenir la blogosphère informée de sa situation. Et il semble être très déterminé à faire plier les autorités chinoises pour qu'il puisse enfin retrouver sa patrie.
La semaine dernière, des attaques à la piqûre attribuées aux séparatistes ouighours ont semé la panique à
Urumqi avant de provoquer des manifestations de Hans qui réclament la tête du gouverneur de la province, accusé de ne pas avoir su assurer la sécurité dans la région. Pendant ce temps, de
nouveaux documents témoignant des violences du mois de juillet ont fait surface sur le Web, venant attiser davantage les tensions ethniques. Un internaute chinois a ainsi des photos des corps des
victimes des lynchages, le gouvernement en avait interdit la diffusion mais elle se sont finalement retrouvées sur Facebook, où elles ont été retirées, avant d'être repostées sur ce site (âmes sensibles, s'abstenir). Et dans le cadre des procès des émeutiers arrêtés en juillet, des vidéos de surveillance seront
présentées comme pièces à conviction contre eux. Quelques-unes d'entre elles sont disponibles sur Youtube.