(hong-kong)

Jeudi 20 mai 2010 4 20 /05 /2010 15:32

Les pandémocrates ont remporté les élections partielles de dimanche, mais n'ont pas gagné leur pari. Les cinq députés qui avaient démissionné pour protester contre la lenteur des réformes démocratiques ont été largement réélus. Le but de leur initiative était de faire de ce scrutin un référendum de facto sur la démocratie. Mais seuls 579 000 votants sur 3,4 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes, soit un taux d'abstention de 83%, ce qui est un nouveau record dans l'ex-colonie britannique. Les partis pandémocrates espéraient un taux de participation de 25%, mais se disent tout de même satisfaits de cette faible mobilisation. Il est vrai que les partis pro-Pékin avaient décidé de boycotter ces élections et que le gouvernement n'avait pas fait grand chose pour motiver les électeurs. Et maintenant que cette échéance est passée, les autorités  misent tout sur leur projet de réforme initial : le chef de l'exécutif serait élu par un collège de 1200 personnes (contre 800 actuellement), et la législature serait élargie de 10 sièges (60 actuellement) sans pour autant bousculer la proportion de députés élus au suffrage universel (50%). Et le gouvernement passe à l'offensive avec une série de clips pour rallier la population à ses réformes plutôt timides. En matière de réformes politiques, Pékin a  donc bien l'intention de continuer à mener la danse.


Par nico-wong
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Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /2010 22:06

 

Une vidéo diffusée dans le cadre de la campagne du Parti civique pour les élections partielles du 16 mai à Hong Kong. Elle met en parallèle l'histoire d'un homme d'une soixtaine d'années avec l'histoire politique hongkongaise. Plus d'infos dans cet article (Global Voices).

Par nico-wong
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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 00:05
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L'apathie politique à Hong Kong, c'est bel et bien fini. Ces derniers années, la ville est  régulièrement le théatre de manifestations en faveur de la liberté de la presse ou du suffrage universel. Plus récemment, la vague de protestations suscité par le projet de la ligne de TGV HK - Shenzen - Canton, estimé à 8,6 milliards de dollars, a mobilisé de nombreux jeunes. Les post-80, comme disent les médias locaux, se rassemblent sur Facebook et Twitter, ils ont leur mot à dire et ils le disent bien fort.

Le 16 janvier, au moment du vote, ils ont assiégé le Legco puis la résidence de Donald Tsang pour faire entendre leur voix. Certains protestent par principe, d'autres chargent les policiers sans vraiment savoir pourquoi, d'autres encore jouent du djembé sous kétamine. Cette génération de Hongkongais est différente des précédentes. "Selon les sociologues, malgré leurs conditions de vie aisées, les Hongkongais nés dans les années 1980 semblent être plus idéalistes et plus sensibles aux inégalités sociales que leurs compatriotes continentaux." (Courrier International)

Ils sont également moins attaché la à mère patrie, la Chine est pour eux un pays étranger et ils veulent que leurs opinions soient prises en compte dans les décisions qui influeront sur l'avenir de Hong Kong. Ils n'ont pas cette mentalité de dispora qui caractérisait la population de la colonie britannique, ces jeunes ne veulent ni rentrer au bled, ni s'établir à l'étranger. Ils ont grandi avec le cinéma made in HK et la cantopop. Ils défendent le patrimoine de leur ville, du Star Ferry à Central (finalement démoli en 2006) à ce village qui pourrait être rasé par la ligne de TGV. Pendant leur enfance, ils n"avaient pas école le jour de l'anniversaire de la Reine d'Angleterre, maintenant ils ont un jour férié pour fêter la fondation de la RPC. Mais en fait, ils sentent avant tout hongkongais. Ils représentent une force de la société qui monte en puissance. Et ils auront sans doute un rôle à jouer dans le défi que les partis démocrates ont lancé à Zhongnanhai.

Cinq députés vont quitter leurs fonctions au Legco le 27 janvier pour protester contre la lenteur des réformes démocratiques. Un dans chacune des cinq circonscriptions élécorales que compte la RAS et qui se représentera dans les élections partielles que cela va provoquer. Le pari est risqué. En remettant en jeu cinq de leurs sièges au Legco, les démocrates risquent de perdre le droit de veto qu'ils se réservent sur toute réforme constitutionnelle. A Pékin, le Conseil d'Etat a réagi à la manoeuvre, la qualifiant de défi manifeste à l'autorité du pouvoir central. Il pourrait donc s'agir de facto d'un référendum sur la démocratie à Hong Kong si la participation au scrutin est élevée.

Par nico-wong
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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /2009 17:38

La RTHK (Radio Television Hong Kong), organisme public, va sans doute rester dans le giron du gouvernement de la RAS. Un statut que de nombreux journalistes et démocrates hongkongais souhaitaient modifier. Ils estiment en effet que c'est l'indépendance éditoriale de la chaîne qui est actuellement menacée avec la nomination d'un nouveau conseil de direction chargé de revoir la stratégie de la chaîne. Objectif : "aider RTHK à remplir sa mission de service public". Quand on sait que Tung Chee-Hwa voulait en faire la voix du gouvernement en 2000, on peut légitimement avoir des inquiétudes sur l'interprétation du terme "service public". En attendant, le projet est sensé être soumis à la consultation des citoyens. Mais lors des débats au Legco, les dés semblaient déjà être jetés. C'est donc la crédibilité de la chaîne qui va en prendre un gros coup.
Par nico-wong
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