(actu)

Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /2009 12:09
Zhao ZiyangPrès de 20 ans après le massacre de la place Tiananmen, Zhao Ziyang, l'ancien numéro 1 du Parti communiste chinois, nous livre, à titre posthume, sa version des événements de 1989. Ecarté du pouvoir pour avoir voulu négocier avec les étudiants, Zhao Ziyang passa le reste de sa vie en résidence surveillée. Mais avant de mourir, en janvier 2005, il avait secrètement enregistré ses mémoires sur des cassettes audio et les avait transmis à des amis. Aujourd'hui, ils s'apprêtent à être publiés sous la forme d'un livre, chez la maison d'édition américaine Simon & Schuster, et rien que l'annonce a fait l'effet d'une bombe. Des extraits audio ont été dévoilés à la presse et le Washington Post les publie sur son site Web : China's Prisoner of Conscience.

Pour Zhao Ziyang, c'est un article paru dans l'édition du 26 avril 1989 du Quotidien du Peuple qui aurait été à l'origine de la tragédie du 4 juin 1989. Cet éditorial, qui aurait été préparé par le maire de Pékin Li Peng en reprenant sans son autorisation des déclarations que Deng Xiaoping avait faites dans le cadre d'une discussion privée. Et cet article, qui qualifiait les manifestations des étudiants comme étant un mouvement antisocialiste et hostile au Parti, avait beaucoup agaçé les étudiants. Résoudre le conflit de manière pacifique était alors devenu impossible. Mais outre ces machinations des partisans de la ligne dure tels que Li Peng,  Zhao Ziyang estime que le principal responsable de ce drame reste Deng Xiaoping. En effet, celui-ci est décrit comme étant un parano qui privilégiait la dictature comme moyen de gouverner.
Par nico-wong
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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /2009 17:15
Un an après le tremblement de terre du Sichuan, la Chine rend hommage aux victimes de cette tragédie qui, selon les estimations officielles, a fait 68 712 morts. La vidéo de cette performance de dessin sur sable, par exemple, a été pébliscitée par les internautes. Une prestation très réussie qui vise à exprimer la solidarité de tous les Chinois aux habitants de cette région dévastée.


Ai Weiwei
Et les autorités se sont finalement décidés à révéler que 5 335 écoliers avaient trouvé la mort dans l'effondrement de leurs écoles. Un bilan contesté par le blogueur Ai Weiwei (photo), qui est connu pour avoir participé à la conception du stade olympique de Pékin. En effet, cet artiste dirige actuellement une enquête pour recenser tous ces enfants victimes. Et selon ses estimations, ils seraient près de 8 000 à avoir payé de leur vie les insuffisances et la corruption des responsables locaux. Dans une interview accordée à Libération, Ai Weiwei explique comment les autorités tentent d'étouffer le scandale : "On empêche nos volontaires de travailler : certains sont arrêtés, battus, le résultat de leurs enquêtes est parfois confisqué par les autorités locales. La plupart des parents sont sous pression. Ils sont surveillés, écoutés, détenus parfois. On leur interdit de circuler et de se rencontrer. On a acheté leur silence, en leur donnant de l’argent, ou en leur promettant du travail, une assurance, un logement. Beaucoup n’ont plus rien, ils sont dans une grande détresse. Très peu continuent à se battre pour que la vérité éclate. Ils ne savent pas comment faire, car les médias chinois n’ont pas le droit de parler de ce sujet et les avocats n’ont pas celui de les défendre."

Beichuan Earthquake Museum
Autre sujet de controverse : le projet d'un mémorial (ci-dessus) qui coûterait environ 2,3 milliards de yuan. Une somme qui, de toute évidence, aurait mieux fait d'être investie dans la reconstruction. Ce reportage de la télévision hongkongaise TVB montre en effet que les nouvelles maisons vont devoir être démolies pour être rebâties car les matériaux utilisés sont (une fois de plus) de trop mauvaise qualité :

Par nico-wong
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /2009 15:46


Le gouvernement tibétain en exil a publié sur son site Internet ces vidéos choquantes de la répression des émeutes de mars 2008. Outre le passage à tabac de moins menottés et mis à terre, les images d'un jeune homme nommé Tender, mort de ses blessures après avoir été torturé, sont très difficiles à supporter. Il est difficile de vérifier l'authenticité de ces documents, contestée par les autorités chinoises. Mais toujours est-il que l'émergence de ces vidéos auraient mené au blocage de Youtube en République populaire. Le gouvernement aurait bien pu se contenter de censurer les vidéos qu'il voit d'un mauvais oeil, plutôt que de bloquer l'ensemble du site, mais beaucoup estiment que cette mesure viserait à favoriser les plateformes de vidéos chinoises telles que Tudou ou Youku, qui sont beaucoup mieux contrôlées par la censure.
Par nico-wong
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Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /2009 16:06
Zhang Shijun (photo AP) Zhang Shijun (张世军), ancien militaire qui avait participé à la répression du mouvement de la place Tiananmen en 1989, a été placé en détention. Sur Internet, cet homme de 40 ans venait d'appeler le Président Hu Jintao à réviser la version officielle des événements du 4 juin 1989.

Dans sa lettre ouverte, il écrit avoir assisté à "la tragédie du peuple chinois" et avoir été le témoin d'atrocités. Rongé par la culpabilité d'avoir participé à ce massacre, Zhang Shijun démissionne de son poste au sein de l'armée populaire de libération. Il est arrêté en mars 1992 et condamné à trois ans de rééducation par le travail pour avoir "tourné le dos au Parti et au socialisme".

Dans une interview accordée à l'Associated Press, Zhang Shijun raconte :

"Zhang avait tout juste 18 ans quand il rejoigna la 162e division motorisée du 54e bataillon de l'armée, basée à Anyang dans le centre du pays. Moins de trois ans plus tard, alors que le mouvement étudiant battait son plein, l'unité de Zhang furent envoyée à Pékin, le 20 avril 1989. Là-bas, ils campèrent dans le sud-ouest de la capitale tandis que les citoyens érigeaient des barricades pour empêcher leur progression vers Tiananmen, l'immense place du centre-ville où les étudiants avaient installé leur quartier général.

Le 3 juin, les ordres tombèrent : ouvrez-vous un chemin jusqu'à la place et nettoyez-la.


En se dirigeant vers l'est, en prenant la direction de la place, Zhang et ses camarades abandonnèrent leur véhicules tandis que des briques et des pierres volaient vers leurs têtes et qu'on leur tirait dessus depuis les étages supérieurs de bâtiements résidentiels. Des membres de son unité firent feu au dessus des têtes des civils en tant qu'avertissement, raconte Zhang, en rajoutant qu'il occupait un poste d'infirmier et qu'il n'était pas armé lors de l'assaut final.

Le lendemain matin, Zhang dit que son unité établit un cordon de sécurité le long du flanc sud de la place, entre un restaurant KFC et le mausolée de Mao Zedong. Selon Zhang, d'autres détails sont encore trop sensibles pour être relatés, en faisant sans doute allusion à des atrocités telles que l'armée tirant dans le dos de civils et d'étudiants non armés.

Après leur retrait, Zhang affirme avoir demandé puis obtenu une permission, ne s'étant jamais attendu à combattre des citoyens ordinaires."

AP - "Soldier's story a new look at Tiananmen crackdown"
Via Boxun - la lettre ouverte de Zhang Shijun

lego_tiananmen
Par nico-wong
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