(médias)

Samedi 12 août 2006 6 12 /08 /2006 15:16
Avec des vents allant jusqu'à 200km/h, Saomai (桑美) est le typhon le plus puissant à frapper la Chine depuis 50 ans. Plus d'un million d'habitants, dans les provinces du Sud, ont été évacués par précaution. Mais malgré toutes ces mesures de sécurité, on recense tout de même une centaine de morts dans le Zhejiang, le Fujian et le Jiangxi. Ci-dessous, les reportages vidéo (impressionants) de plusieurs chaînes locales, compilés par la télévision taiwanaise.
Par nico-wong
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Mercredi 2 août 2006 3 02 /08 /2006 16:20

Reçu le 1e août 2006 :

"Depuis déjà plusieurs jours - le 25 juillet 2006 -, les intellectuels chinois et autres citoyens du Net sont malheureux : le site web Century China (www.cc.org.cn), leur foyer spirituel depuis six années, a été fermé par les autorités chinoises.

Le 19 juillet, le Bureau administratif chargé des communications, basé à Beijing, a émis un « Avis de fermeture de Century China » (n° 2006-242), indiquant que le site web « postait des informations sur internet de manière illégale, sans avoir obtenu l’autorisation nécessaire », et qu’il « avait violé le « règlement relatif aux services d’information par internet » et l’article 19 de la « réglementation des services d’information par internet ». En conséquence, le site Century China et son forum de discussion Century Salon devront fermer immédiatement. »

Depuis toujours, les gouvernements répressifs de par le monde cherchent à réprimer la liberté d’expression. Mais dans le monde d’aujourd’hui, ce type de répression est de plus en plus intolérable. La fermeture de Century China représente un nouvel exemple des actions menées par le gouvernement chinois à l’encontre des libertés de son peuple. Nous devons donc protester avec fermeté et détermination contre l’abus de pouvoir du gouvernement.

Depuis son lancement le 20 juillet 2000, Century China est devenu l’un des sites non gouvernementaux les plus influents de Chine continentale. Sa doctrine, être « libre, indépendant, démocratique, tolérant et rationnel » a toujours été respectée ; et le site a attiré de nombreux intellectuels chinois vivant en Chine et à l’étranger. Le site web représentait une contribution unique à la promotion de la liberté d’expression en Chine, de la libéralisation politique et sociale, et était utilisé comme forum de discussion pour les Chinois sur toute la planète.

Évoquant l’avenir du site, le rédacteur en chef de Century China avait écrit une lettre juste avant sa fermeture : « Depuis sa mise en ligne, écrivait-il, notre site a toujours cherché à construire un cybermonde où règnent rationalité et liberté. Depuis six ans, nous avons fait tous nos efforts pour atteindre cet objectif, parce que nous croyons qu’un tel espace public est bénéfique au développement de l’égalité, de la liberté, de la rationalité et autres facteurs essentiels pour la société moderne, et que nous pouvons ainsi participer à l’accélération de l’avancement intellectuel et du développement culturel de la Chine. »

Le cybermonde chinois d’aujourd’hui est un monde qui nous a peu à peu fait comprendre la tactique dite de « persévérance dans le compromis et de compromis dans la persévérance ». Plus nous comprenons la valeur des libertés d’expression et de pensée, plus vite nous nous rendons compte que dans l’environnement politique qui est le nôtre aujourd’hui, promouvoir la liberté d’expression ne suffit pas : nous devons aussi expliquer, faire des recherches, et lutter pour le respect des droits civils et politiques garantis par notre constitution. Nous devons nous battre pour faire échouer le système social existant, tout en faisant des compromis et en travaillant en son sein. Notre objectif est de gagner plus de champ pour la liberté d’expression et de promouvoir peu à peu l’avancement social.

Cette responsabilité n’incombe pas uniquement à certains individus, mais à la société toute entière.

Pour respecter et protéger la liberté d’expression, nous souhaitons comprendre le point de vue des services administratifs du gouvernement à qui incombe la noble responsabilité d’appliquer l’esprit de la constitution, et nous faire comprendre par ceux-ci. Même si cet objectif ne peut être atteint aujourd’hui, nous pensons que des discussions ouvertes et rationnelles, portant sur des propositions de règlements fondamentaux que nous souhaitons faire, pourraient permettre de trouver une solution. Il s’agirait d’un dialogue pacifique qui permettrait d’élargir positivement le champ des libertés personnelles de la population.

L’espace public créé par Century China représente un espoir pour tous les Chinois - de Chine et de l’étranger - en faveur de la liberté, la démocratie constitutionnelle et la libéralisation sociale. La fermeture de Century China est la destruction du seul foyer spirituel que nous avions sur internet. La destruction de cette plate-forme de mise en relation du gouvernement avec le peuple, des intellectuels vivant en Chine avec ceux de l’étranger, ne fait qu’ostraciser les intellectuels chinois de leur pays d’origine.

Personne ne peut vivre sans liberté d’expression, et la suppression de cette liberté viole la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée par l’Onu mais aussi la constitution chinoise.

Aujourd’hui, la communauté internationale est d’accord pour exiger des gouvernements qu’ils respectent et garantissent la liberté d’expression, y compris sur internet. En conséquence, la censure sur internet enfreint aux réglementations et normes internationales.

Bien que le gouvernement chinois ait réussi à fermer Century China de force, il ne pourra jamais éliminer l’aspiration du peuple à la liberté d’expression, ni censurer internet à l’extérieur de la Chine.

La fermeture de Century China a été critiquée partout, en Chine comme à l’étranger. Le gouvernement et ses services administratifs ne peuvent plus rester sourds à ces critiques, parce qu’il est de leur responsabilité de respecter la dignité de la constitution en appliquant tous ses articles sans exception.

En conséquence, pour promouvoir l’état de droit en Chine, nous réitérons une fois de plus le fait que le Bureau administratif chargé des communications, basé à Beijing, a violé l’article 35 de la constitution. Conformément à l’article 41, nous implorons le Bureau administratif de présenter les preuves dont il dispose et en vertu desquelles il a exigé la fermeture de Century China.

Nous lançons un appel pour demander le soutien de tous les intellectuels chinois vivant en Chine ou à l’étranger !

Cet appel vous est envoyé pour vous demander d’y apposer votre signature. Veuillez indiquer votre vrai nom. Vous pouvez également noter votre pseudonyme à côté de votre vrai nom, entre parenthèses, si cela est nécessaire."

Signez la pétition

Liste des personnes à l’initiative de l’appel (101) :

En Chine :

Liu Xiaobo (Beijing, écrivain indépendant)
Liu Junning (Beijing, penseur politique)
Zhang Zuhua (Beijing, penseur politique)
Ding Zilin (Beijing, professeur)
Jiang Peikun  (Beijing, professeur)
Bao Zunxin(Beijing, historien)
Wu Si (Beijing, historien)
He Weifang (Beijing, professeur)
Yu Jie (Beijing, écrivain)
Li Datong (Beijing, journaliste)
Laio Yiwu (Chengdu, écrivain)
Wang Yi (Chengdu, universitaire)
Sun Wenguang (Ji Nan, professeur)
Wang Zhijing (Beijing, écrivain indépendant)
Wu Wei (Guangdong, rédacteur en chef internet)
Xu Xiao (Beijing, écrivain)
Liang Xiaoyan (Beijing, éditeur)
Pu Zhiqiang (Beijing, juriste)
Hao Jian (Beijing, professeur)
Li Jianqiang (Qingdao, juriste)
Zhao Dagong (Shenzhen, écrivain indépendant)
Yu Shicun (Beijing, écrivain)
Liu Di (Beijing, écrivain indépendant)
Zan Aizong (Zhejiang, journaliste)
Wen Kejian (Zhejiang, écrivain indépendant)
Lin Hui (Zhejiang, écrivain indépendant)
Zhu Jianguo (Shenzhen, écrivain indépendant)
Gao Yu (Beijing, journaliste)
Hu Jia (Beijing, travailleur sur le sida)
Wan Yanhai (Beijing, travailleur sur le sida)
Wang Lixiong (Beijing, écrivain)
Wei Se (Lasha, écrivain)
Teng Biao (Beijing, juriste)
Yu Meisun (Beijing, écrivain indépendant)
Yu Zhijian (Hunan, écrivain indépendant)
Chen Xiaoya (Beijing, historien)
Liu Anping (Guangzhou, médecin)
Yuan Xinting (Guangzhou, éditeur)
Qin Geng (Hainan, écrivain indépendant)
Li jian (Dalian, défenseur des droits de l’homme)
deng huaming (Guangzhou, juriste)
Tang Jingling (Guangzhou, conseiller juridique)
Tangcong (Guangzhou, journaliste)
Huang Weilong (Guangzhou, écrivain indépendant)
Zhao Cheng (Shanxi, universitaire)
Xie Yong (Shanxi, éditeur)
Qi Yanchen (Hebei, écrivain indépendant)
Yang Hengjun (Guangzhou, homme d’affaire)
Wang Xinli (Nanjing, écrivain)
Du Daobin (Hubei, Écrivain indépendant)
Liu Ning (Beijing, écrivain indépendant)
Guo Xiaolin (Beijing, écrivain)
Han Xin (Guizhou, écrivain)
Hu Yunfa (Wuhan, écrivain)
Zhang Dajun (Beijing, universitaire)
Yang Zaixin (Guangxi, juriste)
Li Heping (Beijing, juriste) 

À l’étranger :

Zheng Yi (USA, écrivain)
Wang Dan (USA, étudiant en PhD, histoire)
Wu’er Kai xi (Taiwan, commentateur politique)
Zhang Heci (Australie, écrivain indépendant)
Wanzi (Suède,écrivain)
Zhang Yu (Suède, chercheur)
Cai Yongmei (HK, rédacteur en chef de magazine)
Hu Ping (USA, universitaire)
Yiping (USA, universitaire)
Kang Zhengguo (USA, professeur)
Cai Chu (USA, éditeur)
Huang Heqing (Espagne, écrivain indépendant)
Jingwa (USA, poète)
Wang Yiliang (USA, poète)
Yang Lian (Angleterre, poète)
Youyou (Angleterre, romancier/professeur)
Menglang (USA, écrivain)
Cheng Yinghong (USA, historien)
Guo Luoji (USA, chercheur)
Wu Yimao (USA, écrivain)
Liao Tienchi (USA, éditeur)
Chen Kuide (USA, universitaire)
Zhang Weiguo (USA, journaliste)
Li Xiaorong (France, universitaire)
Sun Jingwu (Japon, écrivain indépendant)
Wang Juntao (USA, spécialiste de sciences politiques)
Laodaiwei (Australie, écrivain indépendant)
Amu (Australie, écrivain indépendant)
Asen (Australie, écrivain indépendant)
Jian Shaohui(Australie, écrivain indépendant)
Qi Jiazhen (Australie, écrivain indépendant)
Qiu Xiaoyulan (USA, employé d’université)
Huang Xiang (USA, écrivain)
Hong Zhesheng (USA, réseau d’éditeurs)
Feng Chongyi (Australie, Professeur)
Zhanglun (France, universitaire)
Zhang Guangda (France, universitaire)
He Qinglian (USA, universitaire)
Lin Baohua (Taiwan, commentateur politique et économique)
Harry Wu (USA, éditeur)
Zhang LangLang (USA, écrivain)
Wei Shi (USA, éditeur)
Chen Shizhong (Suède, professeur à la retraite)
Dr. Thomas Weyrauch (Allemagne, juriste)

Sylvia Dastia (Canada, diplomate)

Boxun - A Letter of Appeal to Chinese Intellectuals All Over the World

Par nico-wong
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Lundi 31 juillet 2006 1 31 /07 /2006 21:05
Je disais, il y a quelques jours, que l'on assistait à une recrudescence de la censure sur Internet. Ça semble se confirmer puisque vendredi dernier, c'est la fameuse poétesse Woeser (Oser - 唯色) qui en a fait les frais : les deux blogs qu'elle tenait sur http://oser.tibetcul.net et http://blog.daqi.com/weise ont été fermés sans qu'aucune explication ne soit avancée.

Je ne suis jamais allé les visiter (pour la simple et bonne raison que je n'en connaissais pas l'existence) et malheureusement, je n'en aurai jamais l'occasion. Je sais néanmoins qu'elle bloggait en chinois sur la culture et l'Histoire tibétaines, mettant en ligne des poèmes, des essais et les retranscriptions d'entretiens qu'elle avait eu avec d'autres Tibétains. Elle y lancait des débats sur ces thèmes et publiait également des articles rédigés par son mari Wang Lixiong (王力雄), cet écrivain qui tient le site Dijin-democracy.net et dont le forum "Salon à thèmes" a été récemment fermé.

Un peu de background maintenant. Woeser est tibétaine, certes, mais a suivi une éducation chinoise. Née en 1966, elle est diplomée de Institut des minorités nationales du Sud-ouest et a travaillé comme journaliste et rédactrice enchef, notamment au magazine Littérature Tibétaine (西藏文学) qu'elle avait dû quitter pour des raisons politiques. Engagée dans la protection de la culture tibétaine, elle s'était toujours opposée au projet de chemin de fer qui traverse aujourd'hui les montagnes du Tibet.

Un de ses livres, Notes sur le Tibet (西藏笔记), avait été interdit car jugé trop favorable au Dalaï-lama. Ce recueil de 38 essais décrivait comment les Tibétains avaient toujours le plus grand respect pour leur chef spirituel, comment un moine envoyé en mission officielle à l'étranger était confronté à des dilemmes et des restrictions d'ordre politique ou encore comment des nonnes avaient été expulsée de l'Institut bouddhiste de Serthar (Larung Gat) dont la destruction avait été programmée.

Après cela, Woeser avait perdu son travail, son logement et ses couvertures sociales. On l'avait ensuite forcé à écrire un article dans lequel elle reconnaissait ses "fautes politiques" et où elle avait du faire l'apologie de la ligne de chemin de fer au Tibet. Alors qu'elle voulait s'exiler, sa demande de passeport a été refusée. Constamment mise sous pression à Lhasa, elle avait finalement décidé d'aller vivre à Pékin.

Dans un article de mai 2006, intitulé "Voyage entre deux blogs" (在两个博客之间游走), Woeser racontait son expérience du blogging (extraits) : "Les débuts de mon blog remontent au 1e février 2005. Haha, sans m'en rendre compte, ça fait déjà un an et trois mois. Je me souviens encore de cette discussion que j'ai eu avec Cai Dan (才丹), il avait évoqué l'idée d'un blog sur le Tibet, et je lui avais promis d'en démarrer un. Je ne l'aurais pas cru mais il se trouve que ce soit devenu l'un des plus engagé. Entre temps, il s'est passé beaucoup de choses, il y a eu des hauts et des bas, et je suis devenue comme une pierre bornée qui ne s'érode jamais [...]".

L'expérience s'est donc arrêté du jour au lendemain, c'est vraiment regrettable mais c'est comme ça. Les Tibétains sont les victimes d'un ethnocide qui étouffe chaque jour un peu plus leur identité culturelle. Et les voix qui osent s'élever contre cela sont baillonnées. Bientôt, la sinisation de cette population sera parachevée et seuls les Tibétains en exil seront en mesure de véhiculer la véritable culture tibétaine, et non ce folklore touristique que l'on veut bien nous montrer. Dire que la Chine se vante d'être un état multiculturel...

Sources :
Boxun - Fermeture soudaine des blogs du célèbre auteur tibétain Woeser (zh)
Radio Free Asia - Lea blogs de l'auteur tibétain Woeser ont été fermés (zh)
Voice of America - Interview avec l'auteur tibétain Woeser : la femme, les livres, les blogs (zh)
Boxun - Woeser : Voyage entre deux blogs (zh)
Par nico-wong
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Jeudi 27 juillet 2006 4 27 /07 /2006 21:22

Le 28 juin dernier, le directeur du Bureau de l'information du Conseil d'Etat, Cai Wu (蔡武), déclarait : "Avec de plus en plus d'informations illégales et malsaines qui se répandent sur les blogs et les moteurs de recherches, nous prendrons des mesures effectives pour mettre les [forums de discussions] BBS, blogs et moteurs de recherche sous contrôle". Dans le même temps, le ministre de l'Industrie de l'information, Wang Xudong (王旭东), disait : "Nous accélérerons le développement de technologie pour sauvegarder la gestion du réseau et pour faire plus de recherche sur la sécurité sur Internet, [des sujets] déclenchés par les nouvelles technologies des blogs et des moteurs de recherche".

Voilà des hommes politiques qui tiennent leurs promesses. En effet, quelques jours plus tard, les responsables des sites Kaidi (凯迪网络) et Tianya (天涯社区) étaient rappelés à l’ordre pour que des modifications soient apportées à leurs forums de discussion. Le nombre de sujets de discussion en rapport avec la politique et de réponses à ces derniers a ainsi été limité. Les liens vers ces parties du site ont également été déplacés vers des emplacements qui attirent beaucoup moins l'attention des visiteurs.

Plus récemment, c’est le site Century China (世纪中国), qui ne respecterait pas la législation concernant les sites d’informations, ainsi que les forums de Life Week (三联生活周刊) et de Dijin-democracy (递进民主) qui ont été fermés. Extraits du communiqué de presse du bureau Internet et Libertés de Reporters sans frontières :

« Le 25 juillet 2006, les visiteurs de Century China ont découvert un message des administrateurs du site expliquant que : "après avoir reçu une note émanant des autorités compétentes, le site Century China (www.cc.org.cn) ainsi que son forum de discussion (www.ccforum.org.cn) seront fermés à partir d’aujourd’hui". L’ordre avait été donné le 24 juillet par l’Administration des communications de Pékin. Peu avant sa fermeture effective, des centaines de visiteurs ont eu le temps d’exprimer leur colère pour certains, et leur tristesse pour d’autres, sur le forum du site. »

« Century China avait été fondé le 20 juillet 2000 par la l’Université chinoise de Hong Kong et le Beijing Zhongqing Future Community Culture Development Research Institute. Le site se voulait avant tout "libre, indépendant, démocratique, tolérant et rationnel". De nombreux intellectuels et dissidents, dont le lauréat du prix du défenseur de la liberté de la presse Reporters sans frontières - Fondation de France 2004 - Liu Xiaobo -, y publiaient des articles sur des sujets d’actualité allant du sport à la politique. Les discussions y étaient très animées, faisant de ce site un véritable espace de débat démocratique. »

« D’autre part, le forum du site de Life Week, un magazine culturel pékinois, a également été fermé sans que les responsables ne fournissent d’explications. Selon un de ses visiteurs interviewé par Radio Free Asia, ce forum abordait sans complexes certains sujets politiques sensibles tels que la corruption. Des visiteurs y publiaient également des informations provenant de médias étrangers, du service chinois de la Deutsche Welle notamment. Il est fort probable que les autorités aient ordonné sa fermeture. »

En réalité, beaucoup s’attendaient à ce que Century China soit censuré et on se demandait même comment ce site avait pu fonctionner pendant aussi longtemps. Dans une déclaration publié sur Boxun, son rédacteur en chef dit qu’il ne savait pas quand son site allait être fermé mais qu’il n’allait certainement pas déguisé une « exécution » en « suicide ».

Quant au forum « Salon à thèmes » (主题沙龙) du site Dijin-democracy, il a également été fermé sans aucune explication. En essayant d’y accéder, on tombe sur un message disant que : « Le service du [forum] Salon à thèmes est suspendu en raison d’une erreur technique ». Pourtant, son webmaster Wang Lixiong (王力雄) explique dans un interview accordé à Radio Free Asia que ce forum nécessitait un mot de passe pour y entrer et qu’il était donc privé. Il révèle que le site entier avait été fermé mais qu’à sa demande, il avait pu rouvrir puisque il était parfaitement légal.

Parallèlement, combien de blogs et de sites moins connus ont été fermés ? Personne ne le sait. La Chine censure les informations sur Internet, c'est bien connu, et ce n'est pas prêt de s'arrêter.

Sources :
Agence Chine Nouvelle - La Chine renforcera sa surveillance sur les blogs et les moteurs de recherche (fr)
Radio Free Asia - Le fameux portail Internet Kaidi subit des modifications (zh)
Boxun - Fermeture de Century China et du forum de Life Week (zh)
Boxun - L’éditeur en chef de Century China : Adieux aux lecteurs et aux habitués du forum (zh)

Reporters sans frontières - Le site Century China et un forum de discussion fermés lors d’une nouvelle vague de censure (fr)
Radio Free Asia - Le rappel à l’ordre des sites intellectuels attire l’attention de la communication internationale (zh)

Par nico-wong
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