(hong-kong)

Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /2008 09:13
HK Election (AFP)
Dimanche sera élue, au suffrage universel direct, la moitié des membres du conseil législatif de Hong Kong. 53 candidats se disputeront ainsi 30 sièges répartis dans les 5 circonscriptions de la RAS, ce qui fait de ces élections les plus disputées depuis la rétrocession en 1997. En cette année olympique et juste après le passage des médaillés d'or chinois dans l'ancienne colonie britannique, les partis pro-démocratiques se retrouvent dans une position bien difficile et devront faire face à un camp pro-Pékin qui surfe sur une vague patriotique qui porte actuellement toute la société.
Par nico-wong
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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /2008 12:52
Alors que le gouvernement de la région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong vient de recruter plusieurs sous-secrétaires et autres "assistants politiques" dans ses différents ministères, la question de la double nationalité a été au centre des débats dans un contexte où, après le tremblement de terre et avant les JO, le patriotisme s'est donné des ailes. En effet, le sous-secrétaire au Commerce et au développement économique Greg So (photo) a décidé de renoncer à son passeport canadien. Pourtant, la Loi fondamentale stipule pas que seuls les fonctionnaires les plus haut placés, ce qui n'est pas le cas de M. So, doivent abandonner leurs passeports étrangers pour entrer en fonction. Et bien que l'intéressé a déclaré vouloir soulager les inquiétudes de l'opinion publique sur la question de la double allégeance, certains estiment qu'il a agi ainsi dans un excès de zèle, dans la perspective d'une promotion au sein de l'administration. Par la suite, cinq autres nouvelles recrues ont admis être en détention d'un passeport étranger, et tous ont décidé d'y renoncer.

Malgré le fait que la Chine ne tolère pas la double nationalité, le cas de Hong Kong est un peu spécial. À la rétrocession en 1997, les citoyens hongkongais de descendance chinoise, jusqu'alors sujets de la Couronne britannique, avaient le choix entre le passeport de la RAS de Hong Kong, c'est-à-dire un passeport chinois, et un passeport britannique d'outre-mer (British National Overseas) qui, toutefois, ne fait pas de son détenteur un citoyen britannique. Suite notamment au massacre de la place Tiananmen en 1989, nombreux sont les hongkongais qui, ayant longtemps vécu à l'étranger, se sont faits naturaliser dans leur pays d'accueil. Aujourd'hui, on estime à 500 000, sur une population de 7 millions d'habitants, le nombre de hongkongais possédant un passeport étranger. Ce qui, finalement, n'est guère étonnant pour une ville cosmopolite comme Hong Kong où la plupart des élites ont fait leurs études puis travaillé en Occident avant de revenir. Personnellement, mon passeport français ne m'empêche pas de me sentir chinois.

Asia Times Online - Hong Kong deputies disappoint
The Economist - Thou shalt have no other
Par nico-wong
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Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /2008 23:25
Christina Chan Christina Chan (陳巧文), étudiante en philosophie à l'Université de Hong Kong, a appellé les internautes à manifester lors du passage de la flamme olympique à HK pour protester contre la politique menée par le gouvernement central au Tibet. Lors d'une interview web accordée à Apple Daily, elle explique qu'étant donné les événements récents, elle voulait d'utiliser la relative liberté d'expression laissée à Hong Kong pour se faire l'écho de ces voix que l'on veut faire taire. Elle précise par ailleurs qu'elle ne soutentait pas l'indépendance du Tibet, mais la liberté du peuple tibétain à disposer de lui-même. Le 2 mai, alors que le petit groupe de dissidents agite banderoles et drapeaux tibétains, il se retrouve cerné par une foule venue, elle, accueillir la flamme olympique avec enthousiasme et patriotisme. Le ton monte et la police se sent obligée d'intervenir pour emmener l'étudiante et ses amis au commissariat. Le lendemain, Christina se retrouve sur la une de tous les journaux et magazines. Puis, devenue une véritable icône avec ses détracteurs et ses défenseurs, la presse ne tarde pas à fouiller et à découvrir que ce mannequin photogénique a passé son enfance en Grande-Bretagne. On ne tarde pas non plus à trouver des photos personnelles qui la rendent tout de suite moins crédible. Grosses cuites en boîte de nuit, moments de tendresse et poses en maillot de bain, Christina fait beaucoup parler d'elle. Et du coup, les discussions à son propos ne portent plus forcément sur le Tibet ou la liberté d'expression...
Par nico-wong
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Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /2008 12:16

Le mois dernier, Martin Lee a annoncé qu'à la fin de son mandat en juillet, il ne se représenterait pas au Conseil Législatif de la Région administrative spéciale de Hong Kong. Laissant sa place aux jeunes, c'est donc l'un des vétérans du camp pro-démocratique hongkongais qui tire sa révérence.

Avocat de formation, Martin Lee a été nommé au Conseil de la Reine en 1979 et a été le président du Conseil hongkongais des barreaux de 1980 à 1983. Élu pour la première fois au Conseil Législatif en 1985, il avait été reconduit dans ses fonctions à chaque scrutin depuis lors. Après la déclaration conjointe sino-britannique sur la question hongkongaise de 1984, qui jette les bases du fameux "un pays, deux systèmes", Martin Lee fait partie du comité, dont les membres sont nommés par Pékin, chargé de rédiger l'ébauche de la Loi fondamentale qui servira de Constitution à Hong Kong après sa rétrocession à la Chine. Cependant, il est contraint de quitter le comité suite à la répression du mouvement pro-démocratique de Pékin en 1989, que Martin Lee soutenait. Depuis, il est interdit de territoire en Chine continentale : "Évidemment, c'est douloureux. En tant que citoyen chinois, je n'ai pas l'autorisation de me rendre dans mon propre pays alors que je suis le bienvenue dans tous les autres pays du monde."

Il fonde, en 1994, le Parti démocratique de Hong Kong et en sera la président jusqu'en 2001. Son combat pour la démocratie le rend célèbre sur le plan international, mais lui attire des critiques virulentes de la part du camp pro-Pékin. Il est ainsi régulièrement accusé d'être un traître à sa patrie. Mais Martin Lee peut certes être en désaccord avec le Parti communiste, il n'en est pas moins chinois. À plusieurs reprises, il a oeuvré pour défendre les intérêts de la Chine sur la scène internationale. Ainsi, en 2000, quand le Président Clinton a voulu soutenir l'entrée de la Chine dans l'Organisation mondiale du commerce et qu'il a été confronté au refus catégorique du Congrès, il a fait appel à Martin Lee pour qu'il vienne participer au débat :

"Si nous faisons tous en sorte que la Chine tiennent ses engagements pour son entrée à l'OMC et qu'elle en respecte les régulations, alors on peut espérer que la Chine devienne un État de droit. À présent, il n'y a que l'espoir. Mais qu'en sera-t-il dans le cas contraire ? Si nous votons "Non", je ne vois pas comment les choses pourraient s'améliorer. Pouvons-nous attendre de la Chine qu'elle libère davantage de prisonniers car le Congrès a voté "Non" ? Pouvons-nous attendre de la Chine qu'elle améliore la protection de l'environnement car le Congrès a voté "Non", ou qu'elle améliore les droits de ses travailleurs car le Congrès a voté "Non" ? C'est ce qui m'inquiète. Il n'y a pas de réponse définie, mais il y a de l'espoir."

Quand les législateurs américains ont constaté que même cet homme vilipendé par Pékin soutenait le projet, ils se sont laissés convaincre et la suite, on la connaît.
Dernière controverse en date, un article publié dans le Wall Street Journal dans lequel il appellait le Président Bush à faire pression sur la Chine pour que, à l'approche des Jeux Olympiques, elle tienne ses promesses. Il s'oppose toutefois aux campagnes de boycott lancées à travers le monde car quoiqu'on en dise, il pense que les JO représentent une opportunité pour le progrès politique en Chine :

"Les Chinois à travers le monde sont fiers que la Chine accueillera les Jeux. La Chine a l'économie la plus dynamique du monde, et elle est effectivement en position d'organiser les Jeux Olympiques les plus spectaculaires de l'Histoire en août prochain. Mais en quoi cela profiterait-il à notre nation si elle gagne des médailles d'or alors qu'elle souffre de l'absence prolongée de démocratie, de droits de l'Homme et d'État de droit ?

J'espère que les Jeux pourront avoir un effet catalyseur sur les politiques intérieure et extérieure du gouvernement chinois, et que les Chinois se souviendront des Jeux longtemps après qu'ils aient eu lieu, non seulement grâce aux médailles gagnées, mais aussi car ils auront été un tournant pour les droits de l'Homme et l'État de droit en Chine. Ce serait là quelque chose de réjouissant.
"

Le site web de Martin Lee
The Time - Hong Kong's "Father of Democracy" to retire
Eastsouthwestnorth - Martin Lee in The Wall Street Journal
Voice of America via FAS.org - Compte-rendu du débat du 5 octobre 2000 au Congrès
Par nico-wong
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